Le chemin de croix d’Ibanetmelo

25042011

Après une nuit dans un VIP sleeping bus ou nous étions installes dans un lit double aux draps bien sales, pour aller de Vientiane a Pakse au sud Laos, nous arrivons bien secoues par le trajet pas si confortable que ça.
Une fois a Pakse nous allons trouver un hôtel et prévoyons la journée pour louer une moto et définir notre road trip dans le sud de ce pays. Nous posons notre dévolu sur une Honda bleue 233 cc et prenons le temps de définir notre plan de route autour d’un repas sur les bords du tranquille Mekong. Nous partons de bon matin en direction du plateau des Bolaven. Nous sentons comme un merveilleux goût de liberté en filant sur notre petit bolide! Fini les mini bus et les sleeping bus blindes de touristes! Nous passons des tas de villages ou les maisons sont en bois et sur pilotis. On sent bien plus la pauvrete, certains villages n’ont pas d’électricité. C’est une région plus accidentée et reculée ou il n’y a pas foule de touristes, nous sommes seuls a vrai dire. Les gens que nous croisons regardent la moto avec émerveillement car ici c’est plus le scooter qui est de mise. Iban se fait des amis a chaque arret grâce a sa belle moto. Il faut faire très attention sur la route car porcinets, poules, vaches et biquettes traversent a tout va. Les enfants jouent sur le bord de la route, les adultes réparent les toits en prévision de la saison des pluies, on croise de moins en moins de véhicules, les routes sont a nous. Nous croisons des rizières, souvent asséchées, nous avons de belles montagnes face a nous, nous croisons pas mal de plantations de café. La terre est rouge et la végétation est verdoyante, le spectacle est vraiment beau. Nous passons d’un temps frais a un temps très chaud selon que nous sommes proche du plateau ou en contrebas. Le premier soir, après avoir visite la cascade de Tad Lo en direction de Thateng, nous décidons de crécher chez Tim Guest House et nous dînons sur un fond de jazz, de quoi ravir Iban car la musique laotienne, un air asiatique sur un rythme de latino commençait a lui casser un peu les oreilles. Nous partons le lendemain matin pour Attapeu, nous partons tot le matin voir une cascade sur les hauteurs de Tad Lo. Nous croisons les travailleurs des champs partant tôt le matin avec la pioche dans la main.Les couleurs sont très belles.  En descendant de la moto je me brule le mollet en touchant le pot, la journée commence bien. Puis en allant a la cascade, la descente vertigineuse me fait perdre pied je panique et laisse Iban la joie d’aller découvrir la cascade….qui au final était quasiment asséchée! Nous passons ensuite par les petites ville de Thateng et de Sekong ou nous nous posons pour le déjeuner. La, je ne me sent pas très bien, j’ai de grosses nausées… et au bout d’un moment 3 serveuses se mettent autour de moi, me mettent une sorte de baume du tigre sur le front, les tempes, le dos, les bras et me frictionnent avec une cuillère en me faisant la croix de Lorraine, elles me pincent la tète ( ca me fait comme un gros suçon au milieu de la figure), mais incroyable mon mal de coeur cesse et nous pouvons reprendre la route.

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Nous dormons a Attapeu a l’hotel SoukSimone…certainement un lieu clos mais nous ne le savions pas en prenant la chambre! Nous dînons au bord de la Sekong. Le lendemain est une journée sans fin, une journée qui a pourtant très bien commence mais qui s’est accumulée de péripéties… notre chemin de croix?

Nous partons a 7h du matin pour profiter de la fraîcheur et prévoyons de faire un bout de la piste Ho Chi Min car nous sommes a quelques dizaines de km de la frontière Vietnamienne. Nous décidons de quitter la route pour une piste dans la montagne ou nous constatons les dégâts de la guerre avec les cratères formes dans la montagnes par des explosions. C’est verdoyant, la montagne nous ouvre les bras, c’est fascinant. On avance, ça monte, ça descend, il faut s’accrocher, c’est vertigineux, on traverse de petites rivières… Iban gère comme un chef! On croise quelques scooters et voitures, on demande le chemin ‘Sekong? », on nous fait oui de la tète….nous sommes confiants! Mais au bout de 40 km de pistes, 3 h de motos nous arrivons dans un village ou personne ne nous comprend. On demande Sekong??Sekong??, on finit par nous indiquer une route, on se perd, puis on tente une route. 20 km de piste plus loin, nous croisons des villageoises qui, en me voyant descendre de la moto et leur parler, reculent et refusent de me parler. Elles ont peur, comme si c’était la première fois que des blancs venaient dans le coin. Les enfants sont inquiets. Nous parlons finalement a des hommes du village avec qui nous faisons des dessins dans le sable… on espère avoir compris. On remet un peu d’essence dans la moto ( ils ont des bouteilles en verre remplies  d’essence, quelle veine car nous allions être a court!), et nous voila reparti.

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Au bout de 2h a se perdre faire demi tour et demander 450 fois notre chemin et prononcer 450 fois « Sekong? », nous sommes enfin sur la bonne route. Il est 15h15 et il nous reste 50km soit 2h de pistes …  quand tout a coup nous passons devant une quinzaine de laotiens tous arrêtés ( mais qui nous font aucun signe pour que nous aussi nous nous arrêtions) quand nous freinons d’un coup en voyant que la route est tout simplement coupée par un effondrement et que les bulldozer sont en train de refaire la route. Nous attendons alors 2h que la route soit praticable, mais c’est sans compter sur un autre glissement de terrain qui menaçait. Nous arrivons enfin a passer ces 50 mètres qui nous bloquaient, il est 17h35, il nous reste 2h de route dont 1h de jour. Nous partons en moto cross: je descends de la moto quand le route est trop boueuse, il pleut mais la piste est neuve donc nous pouvons aller assez vite. Et la, il est 18h30 et nous crevons. La roue arrière chauffe, il faut s’arrêter. Je demande de l’aide a un pick up qui s’arrête mais continue son chemin sans vouloir nous aider. Nous apercevons un peu plus loin un petit hangar éclaire. Nous rentrons et demandons de l’aide. La une famille (grand parents, enfants, petits enfants….) dîne dans ce grand hangar avec un fond de télé grésillant. Au début ils donnent une cle a Iban et « débrouille toi mon grand », mais un gentil Vietnamien va porter secours a Iban. Au bout de 2h, avec beaucoup de sueur et sous des éclairs impressionnants, la roue est réparée et Iban s’est fait un nouvel ami. On offre notre tournée de bière avant de repartir, il est 20h30, il fait nuit noire, il va falloir faire attention mais on nous dit que Sekong c’est tout droit a 18km. Nous repartons confiants, nous croisons beaucoup de crapauds sur la route, nous traversons des rivières, nous croisons des chasseurs de crapauds et peut-être des braconniers… et la au bout de 14km fin de la route. Une grosse butte devant nous, nous repartons en arriere, nous voyons les lumières de la  ville mais impossible d’y accéder. Nous nous retrouvons dans la boue, nous manquons de tomber, nous nous enlisons et nous trouvons enfin le chemin. Je reprends espoir car je commençais vraiment a criser. Mais la, le pompon, nous arrivons d’un cote de la rivière et la ville est de l’autre cote. Il n’y a pas de pont. Il faut prendre un bateau qui fait passer les véhicules. Mais il est 22h30 et plus aucun bateau ne marche. Je vais pleurer chez les voisins d’a cote, ils ne comprennent rien, ils sont en train de faire cuire des crapauds. La situation est lunaire, a 50m il y a la ville et nous sommes coinces. Au bout d’un moment je m’énerve tellement que deux jeunes hommes sortent avec un moteur et nous font passer la rivière en mettant la moto sur le bateau. Nous prenons le premier hôtel, je pleure encore pour avoir un dîner car nous n’avons rien avale de la journée et les émotions ça creuse. Nous dormons dans une chambre avec des blattes. Nos habits sont couverts de boue et nos visages plein de poussiere.

Le lendemain nous faisons un break, nous allons simplement nous poser a une cascade et réparons la chambre a air. Iban passe chez le coiffeur et se fait faire une coupe locale et un massage en guise de shampoing. Puis nous rencontrons deux francais avec qui nous dînons. Le chemin de croix se poursuit car je suis très malade pendant la nuit et pendant toute la journée suivante, Iban aura du faire 50 stops sur la piste entre Sekong et Pakse et me fera boire 50 litres d’eau. Nous posons nos valises et je dors toute l’apres midi. Le soir nous décidons d’aller a la célébration de Pâques dans une église du village d’a cote, et un flic nous arrête car nous aurions brûler un stop. Après des discussions un peu houleuses,  nous payons 50000 kips soit 5 euros…. tout ça pour ne jamais trouver l’église et revenir bredouille. Nous sommes souvent limite avec les laotiens dans les discussions ou la communication car ils sont très peu a parler l’anglais. Le lundi, je vais mieux, nous partons au sud visiter les ruines de Champasak pour nous donner un avant goût d’Angkor. Une journée douce et bienvenue. Nous décidons d’écourter le trajet en moto et partons demain pour les 4000 îles car je suis assez faible et la moto est assez fatiguante. Sinon on a adore ce trip moto et nous comptions bien remettre ça très rapidement au Cambodge!

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Nous ajouterons quelques photos a notre prochaine connexion.




Bye bye Thailande, bonne annee Laos.

18042011

Nous avons quitte la Thailande, ses routes en excellent état pour le Laos en passant par le poste frontière de Huai Xai, au nord est du pays. La frontière est délimitée par le Mekong que nous allons descendre pendant 2 jours pour rejoindre la deuxième ville du Laos, Luang Prabang.

Le Mekong est au plus bas puisque nous sommes en saison sèche. Ce grand fleuve majestueux est encore un axe principal de communication, il n’est borde de quelques villages sur cette partie et en amont du fleuve.

Au soir du premier jour, aarrêt a Pak Ben, ville dortoir, carrefour de la drogue, pas loin du triangle d’or, a notre arrivée on nous propose de l’opium.
La navigation se fait en 2 journées de 8h, le paysage est magnifique, une nature luxuriante, de grandes plages de sables fins, des collines recouvertes de jungle, des buffles, des villages aux maisons surélevées et en bois. Les gens sont toujours aussi souriants. L’ambiance est bonne a bord du bateau, Melo joue avec son voisin :
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Nous avons eu un temps brumeux, un peu pluvieux, mais aussi enfume car c’est le moment pour les paysans de brûler leur champs a l’approche de la saison des pluies, ce qui donne une belle atmosphère.
Nous sommes finalement arrives mercredi a Luang Prabang, ville magnifique, ancienne capitale du Laos marquée par l’architecture coloniale française. Les rues sont très fleuries, cette ville bordée par le Mekong et la Naam Than vit paisiblement. Nous avons eu du mal a trouver une guest house en ce nouvel an Bouddhique qui dure une semaine. La ville est donc en effervescence, les jeunes s’envoient eau, farine, peinture, dans un joyeux brouhaha. Les gens chantent, dansent…c’est très anime et les laotiens étaient trop heureux de nous en envoyer plein la poire en nous criant happy new year.
Nous avons fait un barbecue au calme le long du Mekong, bœuf poulet foie de buffle, malheureusement Melo a été un peu malade…il va falloir manger un peu plus de riz!
La fête bat son plein ici au Laos, cela va durer jusqu’a dimanche.

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C’est aussi l’occasion pour nous de prendre un petit déjeuner a la française, croissant, pain au chocolat, baguette, comme a la maison. Cependant il ne reste apparemment que des traces de cette culture française la langue anglaise semble avoir pris le pas sur le français. Il paraîtrait qu’a la capitale le gouvernement éditerait un quotidien en français.

 

 

Nous avons fait aussi de belles rencontres, en visitant un des nombreux temple (Vat) de la ville ou nous avons croise la route d’un moine très gentil avec qui nous avons beaucoup parle. Il parle un peu anglais et nous avons rdv avec lui le lendemain pour lui donner un courscontre quelques mots en Lao, il désire fortement discuter en anglais car il n’en a pas souvent l’occasion. Il s’avère qu’en revenant a l’heure dite le jour suivant il avait en fait déjà trouve une prof recrute comme nous certainement la veille.

Iban s’est inscrit a un cours de cuisine… car la cuisine ici est délicieuse et il nous a fait 5 plats excellents que nous avons dégusté pour le dîner ! Recettes a venir sur le blog.

 

Après 3 jours dans cette ville nous partons pour Vang Vieng, 350 km au sud, 3500 virages, 350km/h de moyenne avec notre driver de rallye camionnette sur une magnifiques routes des cimes. Ces montagnes escarpées hébergeaient il y a quelques années l’armée révolutionnaire Lao. Des hommes en arme nous arrêtent a plusieurs reprises et nous laissent repartir contre quelques cigarettes. Arrivee a Vang Vieng ou nous nous installons dans un guest house a l’extérieure de la ville, face aux montagnes, 2 paillasses et moustiquaires dans un dortoir abrite par un toit. Nous apprécions beaucoup cet endroit et nous faisons du vélo pour découvrir les lieux : rivières, grottes gigantesques, baignades au milieu des montagnes.

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Nous profitons, nous sommes même millionnaires ici, et oui 1000000 de Kip c’est 100 euros! On a des billets pleins les poches, comme au Monopoly !

Ci-dessous le lien de l’album photo Laos :

 

Laos
Album : Laos

38 images
Voir l'album



Nord Thailande

10042011

pres Bangkok nous sommes alles a Ayuthaya, superbe cite ou nous avons vu a velo de magnifiques monasteres et ruines, nous avons eu la chance de croiser un tres gros orage et les couleurs etaient superbes.

Nord Thailande dans 2. Thailande dscn2122

 

dscn2115 dans 2. Thailande
Nous avons goute au poisson grille sur le marche de nuit ou tout les thaïlandais proposent sur des stands des mets tres varies dont beaucoup nous tentent. Les thailandais prennent leurs repas dehors en famille, c’est tres simple d’aller a leur rencontre. Nous avons fait des massages thai (ca fait tres mal) et Iban a fait un massage des pied en les mettant dans un bocal a poissons qui viennent lui manger les pieds. Il riait beaucoup car ca fait beaucoup de guili, moi je n’ai pas pu.

Image de prévisualisation YouTube
Nous avons d’ailleurs fait une partie de petang avec quelques joueurs d’un lcub local, jouant dans les regles, avec le maillot du club, et certains meme aborant une medaille autour du cou. Un tres bon moment. La ‘petang’ c’est comme la petanque en France sans le pastis. Resultat : Thailande 13 – France 2, comme quoi le pastis… .

Les Thailandais aiment faire des blagues et rigoler, ils rient enormement et c’est tres communicatif alors nous aussi on rie beaucoup.
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Nous sommes ensuite partis en bus de nuit pour chiang Mai, au nord, et nous avons visites la ville. Il faisait une chaleur étouffante mais cette ville est tres belle et il y a un monastere a visiter a chaque coins de rues. La on sent l’influence chinoise dans l’architecture, et oui nous ne sommes pas tres loin de la frontiere chinoise.
Le marche est tres grand est tres varie, nous avons trouve des chaussures de marches pour Iban et des fraises succulentes.
Puis nous sommes partis avec un groupe (des hollandais, des americains et des allemands, nous etions 9) tres sympa pour 3 jours dans le parc naturel a 1h de Chiang Mai. Notre guide nous a emmene faire un tour a dos d’elephants, tres touristique certes mais ce fut un bon moment. Le jungle trip s’est poursuivi par une randonnee ou a la fin de la journee un enorme orage nous a tous surpris, nous etions trempe de la tete au pied et le tonnerre nous a quand meme fait un peu peur. Mais les couleurs du ciel gris et de la nature verdoyante nous ont donne un spectacle splendide.
Nous avons dormi deux nuit dans des camps tenus par des locaux qui aiment partager avec nous des jeux de logiques le soir, encore beaucoup de rires, mais aussi une excellente cuisine. Ils fument de grosses cigarettes qui sont du tabac enroulees dans des feuilles de bananiers sechees. Premieres experiences musicales, 2 en 2 jours, avec les indigenes : flute et harpe (voir photo).
Nous dormions dans des petites huttes surelevees avec un toit fait de feuilles mortes, pas tres rassurant vu le nombre de moustiques et autres araignées qui se baladent dans cette region. Nous dormions sur des matelas tout fin et tout crades, mais ca faisait parti de l’aventure.

 

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Nous avons marche de cascades en cascades pour nous rafraichir, Elodie s’est pris une bonne gamelle en traversant une riviere (miss catastrophe est toujours la) mais plus de peur que de mal. Nous avons croise un enorme serpent, bref la belle aventure.
Nous avons fini ce trip par un feu de camps et aujourd’hui par du bambou rafting, encore une attraction tres touristique, qui etait au final assez amusante car nous rentrons dans la semaine du nouvel an Thai et le jeu est que grands comme petits se jettent de l’eau de partout, de veritables batailles d’eau ont lieu en pleine rue. Ca a commence en chemin, les thai nous ont lance des tas des cuvettes d’eau, puis ensuite dans la riviere ils ne s’arretaient plus. Ils aiment vraiment faire des blagues et s’amuser.
Demain nous partons pour Chiang Khong pres de la frontiere avec le Laos et nous prendrons un bateau lent dans la semaine pour descendre le Mekong jusqu’a Luang Prapang pendant 2 jours.
Tout va bien donc pour nous, nous sommes tres heureux de ce passage dans le nord de la Thailande.

Probleme d’accentuation desoles.
La suite des photos est visible sur l’album photo Thailande.







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