Sur la route du Cambodge

3052011

Nous arrivons le 26/04 en pirogue sur une petite île tranquille du Mekong, nommée Don Det, placée au milieu de 4000 îles, a la frontière du Laos et du Cambodge.

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L endroit est très paisible, le Mekong y est transparent et nous trouvons un bungalow face au fleuve avec une petite terrasse et 2 hamacs ou nous nous posons lors des chaudes après midi pour bouquiner. Nous avons trouve de quoi échanger nos livres, nous sommes ravis. Visite a pied, en vélo, en courant aussi et nous allons visiter l’île d’à cote qui a des cascades, un pont construit par les français ressemblant un peu au pont neuf et une ancienne ligne de chemin de fer (car les français pensaient pouvoir se servir de ces iles pour faire du commerce avec la Chine, mais ça n a jamais vraiment fonctionne).

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Nous avons la joie de retrouver nos amis espagnols rencontres a Veng Vien et de passer du temps avec eux.3 jours donc, au rythme lent du Mekong a savourer de bons plats locaux et a se balader au milieu de ses belles iles ou les buffles dorment dans l eau, les pirogues glissent sur l eau et les canards, poules, cochons et chiots se baladent sur les routes en terre.Puis le 29/04 nous partons vers 9h en pirogue pour rejoindre un bus qui nous fera passer la frontière Cambodgienne.

De la, nous payons divers droits de sorties, de timbres, de visite médicale… pour finalement pouvoir entrer sur le sol Cambodgien ou nous attendons 2h notre bus qui doit nous emmener a Siem Reap, au pied du site d Angkor. Nous voyons très vite des différences avec le Laos, le Cambodge semble avoir 5 a 10 ans d avance sur son voisin: les routes sont en bon état, il y a des pubs sur le bord de la route, beaucoup plus de voitures, tout se paye en dollars, les maisons sont sur pilotis mais les toits de paille ou taule sont remplaces par des tuiles, les champs sont bien plus vert et ont sent que c est organise en parcelles distinctes, les gens parlent parfaitement l anglais….nous arriverons a 2h du matin a Siem Reap, un tuk tuk nous emmène dans une guest house proche du centre. Les tuk tuk ici sont des scooters qui tirent des charrettes. Notre chauffeur en profite pour nous proposer de nous conduire aux temples, nous acceptons et lui donnons rdv le lendemain.

Le temps ou les touristes étaient tout blancs ou japonnais est désormais révolu, tout du moins nous pouvons le constater a Angkor en cette saison sèche, Européens, Américains, Neo Zelandais sont en minorité. Toute l Asie voyage ! Thaïlandais, Coréens, Chinois, Vietnamiens…Parfois il est difficile de savoir d ou ils sont exactement. Devant l entrée de chaque temple, des vendeurs mobiles nous proposent soieries, livres, photocopies ( nous en achetons 2 sur l’époque des Khmers Rouges)…. nous sommes épatés par la maîtrise de l’anglais par les enfants et adultes et bien souvent aussi du français. Iban a parfois du mal a leur dire non, c est assez amusant de le voir essayer de s en dépêtrer gentiment.Le site est au standing occidentale pour l accueil des voyageurs, nous prenons un pass 3 jours mais ne resterons que 2 ( c est soit un pass 1 jour soit un pass 3 jours, ils sont malins!). Contrôle courtois des pass a l’entrée, toilettes impeccables, une armée de balayeurs s emploie a ramasser les feuilles mortes…

Revenons en au site: Haak, notre chauffeur nous fait emprunter sur 2 jours le grand circuits classique, ce qui implique une bonne dizaine de temples : dont notamment, l incontournable Angkor Vat, Le Bayon avec ses immenses tetes taillées dans la pierre, le Baphuon et la terrasse des éléphants, le Preah Khan, le Baray oriental et le superbe site de Ta Prohm. Nous sommes véritablement émerveilles par la beauté des lieux, de ces temples au milieu de cette jungle: des bas reliefs, des statues, des  colonnes, des tours…et l’état de conservation et de restauration des lieux, même s il reste encore beaucoup a faire. Certains sites sont pris par les racines d arbres plusieurs fois centenaires, on se sent tout petits. Ici pendant plus de 500 ans les rois  Khmers se sont employés a créer une cite gigantesque et de toute beauté. L Europe alors était bien en deçà de ce qu’a pu produire la civilisation Khmer.Nous allons voir le coucher du soleil au sommet d un temple envahi par les nippons, le lever du soleil le lendemain a 5h30 face a Angkor Vat est un spectacle merveilleux et bien plus tranquille. Nous faisons craquer le budget pour l anniversaire de Melo en allant dîner dans un resto japonnais que nous avons beaucoup de mal a trouver… et au final nous serons les seuls clients de la soirée!

Le dimanche nous poursuivons la visite des temples, nous sommes saisit par la couleur des pierres recouvertes de lichens, c est gris, vert, blanc, rouge.. la végétation est splendide, nous voyons des arbres énormes, des racines gigantesques.

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Le soir nous faisons un petit tour au marche de Siem Reap, nous dînons dans la rue avec les locaux et nous décidons de quitter le lundi Siem Reap pour aller a Phnom Pen, la capitale du Cambodge. Nous sommes a fond dans nos livres sur la guerre civile et les Khmers Rouge, aussi l arrivée dans cette ville nous met dans une émotion certaine.

 

Album photo a suivre, pas de bonne connexion pour les transférer.




Le chemin de croix d’Ibanetmelo

25042011

Après une nuit dans un VIP sleeping bus ou nous étions installes dans un lit double aux draps bien sales, pour aller de Vientiane a Pakse au sud Laos, nous arrivons bien secoues par le trajet pas si confortable que ça.
Une fois a Pakse nous allons trouver un hôtel et prévoyons la journée pour louer une moto et définir notre road trip dans le sud de ce pays. Nous posons notre dévolu sur une Honda bleue 233 cc et prenons le temps de définir notre plan de route autour d’un repas sur les bords du tranquille Mekong. Nous partons de bon matin en direction du plateau des Bolaven. Nous sentons comme un merveilleux goût de liberté en filant sur notre petit bolide! Fini les mini bus et les sleeping bus blindes de touristes! Nous passons des tas de villages ou les maisons sont en bois et sur pilotis. On sent bien plus la pauvrete, certains villages n’ont pas d’électricité. C’est une région plus accidentée et reculée ou il n’y a pas foule de touristes, nous sommes seuls a vrai dire. Les gens que nous croisons regardent la moto avec émerveillement car ici c’est plus le scooter qui est de mise. Iban se fait des amis a chaque arret grâce a sa belle moto. Il faut faire très attention sur la route car porcinets, poules, vaches et biquettes traversent a tout va. Les enfants jouent sur le bord de la route, les adultes réparent les toits en prévision de la saison des pluies, on croise de moins en moins de véhicules, les routes sont a nous. Nous croisons des rizières, souvent asséchées, nous avons de belles montagnes face a nous, nous croisons pas mal de plantations de café. La terre est rouge et la végétation est verdoyante, le spectacle est vraiment beau. Nous passons d’un temps frais a un temps très chaud selon que nous sommes proche du plateau ou en contrebas. Le premier soir, après avoir visite la cascade de Tad Lo en direction de Thateng, nous décidons de crécher chez Tim Guest House et nous dînons sur un fond de jazz, de quoi ravir Iban car la musique laotienne, un air asiatique sur un rythme de latino commençait a lui casser un peu les oreilles. Nous partons le lendemain matin pour Attapeu, nous partons tot le matin voir une cascade sur les hauteurs de Tad Lo. Nous croisons les travailleurs des champs partant tôt le matin avec la pioche dans la main.Les couleurs sont très belles.  En descendant de la moto je me brule le mollet en touchant le pot, la journée commence bien. Puis en allant a la cascade, la descente vertigineuse me fait perdre pied je panique et laisse Iban la joie d’aller découvrir la cascade….qui au final était quasiment asséchée! Nous passons ensuite par les petites ville de Thateng et de Sekong ou nous nous posons pour le déjeuner. La, je ne me sent pas très bien, j’ai de grosses nausées… et au bout d’un moment 3 serveuses se mettent autour de moi, me mettent une sorte de baume du tigre sur le front, les tempes, le dos, les bras et me frictionnent avec une cuillère en me faisant la croix de Lorraine, elles me pincent la tète ( ca me fait comme un gros suçon au milieu de la figure), mais incroyable mon mal de coeur cesse et nous pouvons reprendre la route.

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Nous dormons a Attapeu a l’hotel SoukSimone…certainement un lieu clos mais nous ne le savions pas en prenant la chambre! Nous dînons au bord de la Sekong. Le lendemain est une journée sans fin, une journée qui a pourtant très bien commence mais qui s’est accumulée de péripéties… notre chemin de croix?

Nous partons a 7h du matin pour profiter de la fraîcheur et prévoyons de faire un bout de la piste Ho Chi Min car nous sommes a quelques dizaines de km de la frontière Vietnamienne. Nous décidons de quitter la route pour une piste dans la montagne ou nous constatons les dégâts de la guerre avec les cratères formes dans la montagnes par des explosions. C’est verdoyant, la montagne nous ouvre les bras, c’est fascinant. On avance, ça monte, ça descend, il faut s’accrocher, c’est vertigineux, on traverse de petites rivières… Iban gère comme un chef! On croise quelques scooters et voitures, on demande le chemin ‘Sekong? », on nous fait oui de la tète….nous sommes confiants! Mais au bout de 40 km de pistes, 3 h de motos nous arrivons dans un village ou personne ne nous comprend. On demande Sekong??Sekong??, on finit par nous indiquer une route, on se perd, puis on tente une route. 20 km de piste plus loin, nous croisons des villageoises qui, en me voyant descendre de la moto et leur parler, reculent et refusent de me parler. Elles ont peur, comme si c’était la première fois que des blancs venaient dans le coin. Les enfants sont inquiets. Nous parlons finalement a des hommes du village avec qui nous faisons des dessins dans le sable… on espère avoir compris. On remet un peu d’essence dans la moto ( ils ont des bouteilles en verre remplies  d’essence, quelle veine car nous allions être a court!), et nous voila reparti.

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Au bout de 2h a se perdre faire demi tour et demander 450 fois notre chemin et prononcer 450 fois « Sekong? », nous sommes enfin sur la bonne route. Il est 15h15 et il nous reste 50km soit 2h de pistes …  quand tout a coup nous passons devant une quinzaine de laotiens tous arrêtés ( mais qui nous font aucun signe pour que nous aussi nous nous arrêtions) quand nous freinons d’un coup en voyant que la route est tout simplement coupée par un effondrement et que les bulldozer sont en train de refaire la route. Nous attendons alors 2h que la route soit praticable, mais c’est sans compter sur un autre glissement de terrain qui menaçait. Nous arrivons enfin a passer ces 50 mètres qui nous bloquaient, il est 17h35, il nous reste 2h de route dont 1h de jour. Nous partons en moto cross: je descends de la moto quand le route est trop boueuse, il pleut mais la piste est neuve donc nous pouvons aller assez vite. Et la, il est 18h30 et nous crevons. La roue arrière chauffe, il faut s’arrêter. Je demande de l’aide a un pick up qui s’arrête mais continue son chemin sans vouloir nous aider. Nous apercevons un peu plus loin un petit hangar éclaire. Nous rentrons et demandons de l’aide. La une famille (grand parents, enfants, petits enfants….) dîne dans ce grand hangar avec un fond de télé grésillant. Au début ils donnent une cle a Iban et « débrouille toi mon grand », mais un gentil Vietnamien va porter secours a Iban. Au bout de 2h, avec beaucoup de sueur et sous des éclairs impressionnants, la roue est réparée et Iban s’est fait un nouvel ami. On offre notre tournée de bière avant de repartir, il est 20h30, il fait nuit noire, il va falloir faire attention mais on nous dit que Sekong c’est tout droit a 18km. Nous repartons confiants, nous croisons beaucoup de crapauds sur la route, nous traversons des rivières, nous croisons des chasseurs de crapauds et peut-être des braconniers… et la au bout de 14km fin de la route. Une grosse butte devant nous, nous repartons en arriere, nous voyons les lumières de la  ville mais impossible d’y accéder. Nous nous retrouvons dans la boue, nous manquons de tomber, nous nous enlisons et nous trouvons enfin le chemin. Je reprends espoir car je commençais vraiment a criser. Mais la, le pompon, nous arrivons d’un cote de la rivière et la ville est de l’autre cote. Il n’y a pas de pont. Il faut prendre un bateau qui fait passer les véhicules. Mais il est 22h30 et plus aucun bateau ne marche. Je vais pleurer chez les voisins d’a cote, ils ne comprennent rien, ils sont en train de faire cuire des crapauds. La situation est lunaire, a 50m il y a la ville et nous sommes coinces. Au bout d’un moment je m’énerve tellement que deux jeunes hommes sortent avec un moteur et nous font passer la rivière en mettant la moto sur le bateau. Nous prenons le premier hôtel, je pleure encore pour avoir un dîner car nous n’avons rien avale de la journée et les émotions ça creuse. Nous dormons dans une chambre avec des blattes. Nos habits sont couverts de boue et nos visages plein de poussiere.

Le lendemain nous faisons un break, nous allons simplement nous poser a une cascade et réparons la chambre a air. Iban passe chez le coiffeur et se fait faire une coupe locale et un massage en guise de shampoing. Puis nous rencontrons deux francais avec qui nous dînons. Le chemin de croix se poursuit car je suis très malade pendant la nuit et pendant toute la journée suivante, Iban aura du faire 50 stops sur la piste entre Sekong et Pakse et me fera boire 50 litres d’eau. Nous posons nos valises et je dors toute l’apres midi. Le soir nous décidons d’aller a la célébration de Pâques dans une église du village d’a cote, et un flic nous arrête car nous aurions brûler un stop. Après des discussions un peu houleuses,  nous payons 50000 kips soit 5 euros…. tout ça pour ne jamais trouver l’église et revenir bredouille. Nous sommes souvent limite avec les laotiens dans les discussions ou la communication car ils sont très peu a parler l’anglais. Le lundi, je vais mieux, nous partons au sud visiter les ruines de Champasak pour nous donner un avant goût d’Angkor. Une journée douce et bienvenue. Nous décidons d’écourter le trajet en moto et partons demain pour les 4000 îles car je suis assez faible et la moto est assez fatiguante. Sinon on a adore ce trip moto et nous comptions bien remettre ça très rapidement au Cambodge!

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Nous ajouterons quelques photos a notre prochaine connexion.




Bye bye Thailande, bonne annee Laos.

18042011

Nous avons quitte la Thailande, ses routes en excellent état pour le Laos en passant par le poste frontière de Huai Xai, au nord est du pays. La frontière est délimitée par le Mekong que nous allons descendre pendant 2 jours pour rejoindre la deuxième ville du Laos, Luang Prabang.

Le Mekong est au plus bas puisque nous sommes en saison sèche. Ce grand fleuve majestueux est encore un axe principal de communication, il n’est borde de quelques villages sur cette partie et en amont du fleuve.

Au soir du premier jour, aarrêt a Pak Ben, ville dortoir, carrefour de la drogue, pas loin du triangle d’or, a notre arrivée on nous propose de l’opium.
La navigation se fait en 2 journées de 8h, le paysage est magnifique, une nature luxuriante, de grandes plages de sables fins, des collines recouvertes de jungle, des buffles, des villages aux maisons surélevées et en bois. Les gens sont toujours aussi souriants. L’ambiance est bonne a bord du bateau, Melo joue avec son voisin :
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Nous avons eu un temps brumeux, un peu pluvieux, mais aussi enfume car c’est le moment pour les paysans de brûler leur champs a l’approche de la saison des pluies, ce qui donne une belle atmosphère.
Nous sommes finalement arrives mercredi a Luang Prabang, ville magnifique, ancienne capitale du Laos marquée par l’architecture coloniale française. Les rues sont très fleuries, cette ville bordée par le Mekong et la Naam Than vit paisiblement. Nous avons eu du mal a trouver une guest house en ce nouvel an Bouddhique qui dure une semaine. La ville est donc en effervescence, les jeunes s’envoient eau, farine, peinture, dans un joyeux brouhaha. Les gens chantent, dansent…c’est très anime et les laotiens étaient trop heureux de nous en envoyer plein la poire en nous criant happy new year.
Nous avons fait un barbecue au calme le long du Mekong, bœuf poulet foie de buffle, malheureusement Melo a été un peu malade…il va falloir manger un peu plus de riz!
La fête bat son plein ici au Laos, cela va durer jusqu’a dimanche.

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C’est aussi l’occasion pour nous de prendre un petit déjeuner a la française, croissant, pain au chocolat, baguette, comme a la maison. Cependant il ne reste apparemment que des traces de cette culture française la langue anglaise semble avoir pris le pas sur le français. Il paraîtrait qu’a la capitale le gouvernement éditerait un quotidien en français.

 

 

Nous avons fait aussi de belles rencontres, en visitant un des nombreux temple (Vat) de la ville ou nous avons croise la route d’un moine très gentil avec qui nous avons beaucoup parle. Il parle un peu anglais et nous avons rdv avec lui le lendemain pour lui donner un courscontre quelques mots en Lao, il désire fortement discuter en anglais car il n’en a pas souvent l’occasion. Il s’avère qu’en revenant a l’heure dite le jour suivant il avait en fait déjà trouve une prof recrute comme nous certainement la veille.

Iban s’est inscrit a un cours de cuisine… car la cuisine ici est délicieuse et il nous a fait 5 plats excellents que nous avons dégusté pour le dîner ! Recettes a venir sur le blog.

 

Après 3 jours dans cette ville nous partons pour Vang Vieng, 350 km au sud, 3500 virages, 350km/h de moyenne avec notre driver de rallye camionnette sur une magnifiques routes des cimes. Ces montagnes escarpées hébergeaient il y a quelques années l’armée révolutionnaire Lao. Des hommes en arme nous arrêtent a plusieurs reprises et nous laissent repartir contre quelques cigarettes. Arrivee a Vang Vieng ou nous nous installons dans un guest house a l’extérieure de la ville, face aux montagnes, 2 paillasses et moustiquaires dans un dortoir abrite par un toit. Nous apprécions beaucoup cet endroit et nous faisons du vélo pour découvrir les lieux : rivières, grottes gigantesques, baignades au milieu des montagnes.

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Nous profitons, nous sommes même millionnaires ici, et oui 1000000 de Kip c’est 100 euros! On a des billets pleins les poches, comme au Monopoly !

Ci-dessous le lien de l’album photo Laos :

 

Laos
Album : Laos

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